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Soudan : à Khartoum, le marché central renaît après 2 ans de conflit

Un homme achète de la nourriture à Khartoum, au Soudan, le mercredi 30 mars 2022.   -  
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Marwan Ali - Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.

Soudan

Longtemps paralysé par près de deux années de guerre, le marché central de Khartoum s’anime de nouveau. Le retour progressif des habitants et une amélioration relative de la sécurité permettent une relance timide de l’activité, alors que les commerçants restent confrontés à des prix élevés et à de lourdes contraintes logistiques.

Les bâches colorées et les auvents de fortune couvrent de nouveau les étals du marché central. Sous la poussière et la chaleur, les marchands déballent leurs produits, surveillant le passage des clients et l’arrivée des livraisons.

« Ce n’est plus le marché d’avant, mais c’est beaucoup mieux que lorsque les FSR contrôlaient la ville », confie Adam Haddad, un marchand de longue date. Comme lui, beaucoup ont continué à travailler, parfois discrètement, pendant les combats qui ont frappé Khartoum dès avril 2023. Pillages, vols et miliciens armés avaient transformé le marché en zone dangereuse.

Lorsque l’armée a repris la capitale au printemps 2025, plus d’un million de personnes ont regagné la ville. Depuis, l’activité reprend doucement, tandis que l’administration, repliée à Port-Soudan, revient peu à peu à Khartoum.

Mais la vie reste difficile. Les prix des denrées explosent, la monnaie s’effondre, et l’électricité est irrégulière. « Les fournitures, la main-d’œuvre, le transport… tout augmente », explique Hashim Mohamed, marchand de fruits et légumes. Certains habitants, comme un enseignant, multiplient les petits emplois pour nourrir leur famille et payer l’école et les soins.

Pour les commerçants, les obstacles sont nombreux : ressources limitées, manque de personnel et liquidités rares. « Si l’énergie revient, Khartoum pourra retrouver son activité normale », espère Adam Haddad.

À l’image de la capitale, le marché central de Khartoum oscille ainsi entre signes d’espoir et fragilités persistantes, dans un pays encore marqué par les conséquences du conflit.

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